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Atelier de foresterie analogue à Londres, Costa Rica

Atelier de foresterie analogue à Londres, Costa Rica

RIFA collabore avec diverses organisations pour ses formations et a récemment eu l’occasion d’inviter une organisation d’agroforesterie prometteuse, UNAFOR (Union nationale d’Agroforesterie du Costa Rica), à participer à un atelier au Centre de formation de FA à Londres, au Costa Rica. Les participants venaient de différents horizons, des techniciens forestiers et des dirigeants communautaires locaux, tous possédant une riche expérience en agriculture.

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Participant(e)s d’UNAFOR pendant l’atelier au CCBA.

Après les présentations initales, le formateur de RIFA Oscar Fonseca a débuté l’atelier en présentant la méthodologie de foresterie analogue, en expliquant tout d’abord ses débuts aux côtés de l’écologiste Dr. Ranil Senanayake. La vision du Dr. Senanayake était de créer des forêts anthropogéniques en utilisant des espèces économiquement productives tout en combinant des designs qui imitent la structure et les fonctions de forêts matures.

Nous avons commencé avec une discussion animée portant  sur les douze principes de la foresterie analogue, qui fournissent les outils nécessaires pour assurer la stabilité d’un écosystème et une forêt mature productive. Ensuite, nous avons révisé la formule physiognomique, un outil utilisé en foresterie analogue pour décrire l’«architecture» de la forêt. Elle peut aussi être utilisée pour comparer deux parcelles de terres afin d’analyser les différences dans la structure de la forêt, habituellement entre une parcelle mature et une autre dégradée. Ceci consiste en un processus appelé «analyse des lacunes».

Présentation d'un nouveau design de foresterie analogue par l'un des participants.

Bien sûr, il est difficile de rester bien longtemps dans une salle de classe quand on parle de foresterie analogue. Nous sommes vite allés dans une parcelle de forêt mature afin de tester la formule physiognomique dans un contexte bien réel. Le groupe s’est divisé en plusieurs équipes et chacune a dû décrire les différentes couches de croissance et les types d’espèces observées, en utilisant la formule. À travers cet exercice, nous avons appris que l’une des expériences éducatives significatives est de réaliser à quel point l’interprétation des autres peut varier de la nôtre.

Dans la conception d’un système de foresterie analogue, il est important de connaître la terre et l’état écologique actuel de l’aire que nous souhaitons améliorer. Les deux prochains exercices nous ont permis d’avoir une meilleure compréhension de ces critères. Premièrement, nous avons vu les principes de la cartographie et nous les avons utilisés pour illustrer des sites dégradés ciblés. Une fois les cartes dessinées, vint le temps de mettre les mains à la pâte afin d’entreprendre l’évaluation écologique. Ceci implique de creuser des trous afin de mesurer les conditions du sol en se basant sur des indicateurs tels que la structure, le compactage et l’abondance de vers de terre et d’insectes dans le sol. De plus, en consultant le propriétaire du terrain (dans ce cas Milo), les participants ont pu évaluer la productivité et la biodiversité de la parcelle. Le résultat final de cette activité fût le graphique «toile d’araignée», représentant la fonctionnalité et la santé de notre écosystème.

Explication d'un graphique «toile d'araignée» par un participant.

Avec toutes ces données collectées, vint le temps d’entreprendre le processus de conception avec vigueur. En petits groupes, les participants ont défini leurs priorités et leurs intentions pour la parcelle de terre dégradée et planifié leur parcelle de foresterie analogue.

Avant de mettre fin à l’atelier, nous avons eu une discussion très instructive sur les paiements pour les services environnementaux tels que REDD+. Alors qu’il y avait plusieurs discussions et de nombreux points de vue différents soulevés, il a été généralement convenu que la foresterie analogue a beaucoup à offrir en tant que système de séquestration du carbone, protègeant à la fois les moyens de subsistance locaux, la biodiversité et les services écosystémiques.

Enfin, bien évidemment, aucun atelier de RIFA n’est complet sans la remise de certificats aux participants qui ont complété avec succès l’atelier afin de célébrer leurs efforts.

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