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Quel est le rôle des espèces non indigènes dans la restauration?

Quel est le rôle des espèces non indigènes dans la restauration?

Quel rôle jouent les espèces non indigènes, ou exotiques, dans la restauration d’environnements dégradés et la création d’opportunités économiques? Souvent diabolisées dans la culture populaire et au sein des cercles de conservation, les espèces exotiques peuvent jouer un rôle précieux lorsqu’elles sont introduites consciemment et avec précaution, spécialement à l’intérieur de systèmes diversifiés tels que ceux de foresterie analogue. De nombreux aliments, aujourd’hui considérés comme des cultures de base et offrant de nombreux avantages économiques et sociaux, furent un jour des espèces que l’on a introduites.

Les espèces exotiques, aussi connues comme non indigènes, introduites ou encore étrangères, sont définies par le Secrétariat des Espèces Non Indigènes britannique comme «[…]a species, subspecies or lower taxon, introduced (i.e. by human action) outside its natural past or present distribution» (traduit par: une espèce, sous-espèce ou taxon inférieur, introduit (c.-à-d. par l’action humaine) en dehors de sa distribution naturelle présente ou passée). Il est important de noter que même si certaines espèces introduites ont le potentiel de devenir envahissante, il ne s’agit absolument pas d’une règle générale.

Cacao, l’ingrédient principal du chocolat, est natif d’Amérique centrale et du nord de l’Amérique du Sud et est maintenant naturalisé dans plusieurs parties des tropiques.

Pour les praticiens de la foresterie analogue, les espèces introduites sont parfois celles qui sont le plus pratiques afin d’offrir des options économiquement viables tout en permettant de restaurer l’environnement. Au Costa Rica, un praticien de la foresterie analogue, Milo Bekins, fait pousser de la cannelle, des mangoustaniers, de la muscade, de la cardamone, de la citronnelle, du gingembre et du curcuma, dont aucun n’est indigène à la région. Il le fait en utilisant une méthode durable qui réussit à conserver et réhabiliter l’écosystème naturel.

Plusieurs auteurs ont souligné la façon biaisée dont les espèces non-indigènes sont considérées et la nécessité de réexaminer la façon de penser les écosystèmes. Fred Pearce, par exemple, parle de la conception trompeuse d’une «nature vierge» avec des études qui estiment que notre impact sur la planète remonte à beaucoup plus loin et à une distance encore plus grande qu’on ne le croyait auparavant. La théorie de «ecological fitting» suggère que les écosystèmes ont toujours été en constant état de flux et, quoique les humains en ont sans aucun doute augmenté la vitesse et la fréquence, la nouveauté est la norme.

Le café, similairement, est natif de l’Afrique et est aujourd’hui cultivé partout où les conditions sont propices. (Photo: RRI)

Au-delà de leur utilité pour les humains en matière de produits alimentaires, les espèces non indigènes peuvent aussi être bénéfiques pour la restauration de paysages dégradés. Selon une étude récente, elles peuvent, entre autre, servir de nourriture ou d’habitat pour les espèces indigènes, promouvoir la pollinisation, remplacer des espèces ingénieures ou encore fournir des services écosystémiques. Ne voulant pas sous-estimer le danger que peuvent poser plusieurs espèces envahissantes, RIFA espère promouvoir l’idée que certaines espèces exotiques peuvent être utiles et bénéfiques et ne devraient pas être mises de côté prématurément en raison de leur statut non indigène. Pour en savoir plus, venez visiter notre site en janvier alors qu’un court article sera publié sur le sujet.

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2 Comments

  1. Dessire Sicilia

    Este es un tema ciertamente espinoso, mi opinión es totalmente conservacionista, en mis diseños de FA no introduzco especies exóticas nuevas, jamás, por supuesto utilizo especies no nativas pero que llevan adaptadas al ambiente hace mucho tiempo, pero jamás me arriesgo con « cosas nuevas » ¿por qué?, pues porque los conocimientos que aprendí en mis clases de Ecología en la Universidad me lo dicen, la vida siempre se abre camino y jamás podemos controlarla, es decir, las variables son tantas que se nos escapan, cualquier biólogo dirá que es imposible predecir cómo se comportará una especie exótica nueva en un nuevo ambiente,.. puede que muera, puede que sobreviva, puede que desplace a las nativas, puede que se adapte,… Por supuesto que en la naturaleza ya existe un « flujo » genético aquí y allá, pero ya se encarga ella solita de buscar un nuevo equilibrio ya el hombre, de por si, ya manipula demasiado. En resumen, mi opinión es NO plantas exóticas nuevas que no se conozcan previamente en un diseño de FA. Felicidades por tu artículo Adam!.

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